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<title>mes nuits et mes jours - partir</title>
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<title>&quot;Après l'amour&quot;</title>
<link>http://diamondogs.blogspirit.com/archive/2009/03/09/apres-l-amour.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (diamondogs alias karenine tom (nom d&amp;#039;auteur))</author>
<category>partir</category>
<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 19:16:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: center;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;La scène se passe dans l’anti chambre des ruines d’une maison qui fût autrefois une très belle demeure. C’est là que la femme se réfugie, refusant d’entrer dans la pièce de couchage, préférant rester à la porte, ramassée sur elle-même, la tête dans les genoux. Ses cheveux dans les yeux rappellent qui elle est. Un homme arrive, habillé en costume de ville, sortant d’une fête, le col défait et l’air intrigué par cette femme. L’alliance qu’il porte à la main gauche porte les mêmes initiales que celle que porte la femme à terre pour unique bijou. Ils sont frère et sœur. L’homme s’assied près de cette femme et il attire la main de celle-ci sur son cœur. Un dialogue s’engage.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;H&amp;nbsp;: -Votre bienveillance, nourrie de douceur, d’attachement aux principes de l’amour partagé, et votre inquiétude permanente, en quête du bonheur de l’autre, anime votre visage. Tantôt vous étiez vivante, Anne, et vos pommettes ressemblaient à de petits monticules ensoleillés par la chaleur des étés&amp;nbsp;; ainsi quand vous étiez enfant, et que vous passiez les après midi à courir, à embrasser la nature que vous offriez à vos mains, et participiez à des jeux de cache-cache avec vos meilleurs amis. Les cheveux relevés en queue de cheval vous donnaient un air scandinave échappé des chaleurs de l’Espagne. Vous souvenez vous&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Vos pommettes saillantes attirent les baisers aujourd’hui, et vous les offriez encore hier à qui vous aimiez. Vous enquériez-vous d’avoir la certitude réconfortante que celui qui embrassait vos tempes vous aimait d’un même amour&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Aujourd’hui, vous n’avez plus ces jolies rougeurs, et êtes pâle comme si le sang s’était retiré de vos lèvres. Dans votre âme, il n’y a plus ces questions d’autrefois qui affluaient à votre bouche, et se succédaient jusqu’à ce que les points les suspendent… Je lis dans cette âme ci Anne. Et je vois votre état. Et je sens votre douleur.&amp;nbsp;Vous partez et vous avez raison parce que votre cœur vous murmure les paroles sensées que vous abaissez d’une tonalité pour ne pas les entendre. Il ne s’agit que de chuchotements, et la vérité n’éclate pas souvent au grand jour, mais nait et grandit parfois jusqu’à ce que la falsification des sentiments soit devenue une réalité, insupportable, prégnante, indéniablement présente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;On entend, si l’on s’approche de vous, comme je le fais désormais, des sons, des mots et des phrases qui vous accablent de ce qui vous paraîtra comme un bienfait dans quelques temps qui peut être ne seront pas si longs. On écoute, Anne, ce que celui que vous aimez a négligé de saisir lorsque vous souffriez. Ses paroles et les vôtres se mêlent et vos défenses se sont écroulées. Comme si ses injonctions avaient eu plus d’effet, de poids, et de valeur que votre propre bien être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Votre sang vous intime le bonheur, et éclate au visage de n’importe quel sire vous prendrait pour un passe temps, même favori. Votre fierté, altière, et votre combativité se liguent contre un prélat qui fait passer avant toutes choses, vous comprise, ramenée au rang d’objet d’amour inconditionnel, ses activités, ses chasses gardées, ses dépendances, dont vous faites partie. Et votre amour, descendant d’une longue lignée de femmes qui ne confondent pas complaisance et devoir, tente de vous protéger, par un départ qu’il vous faut préparer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Votre main dans la mienne tremble de douleur, et votre gorge si avenante, est aujourd’hui percluse parce que vous n’osez pas vous dire, et déglutir est devenu une épopée, une guerre pour rester en vie. Vous gardez la chambre, et restez seule, et n’avez pu dispenser votre savoir aujourd’hui. Mais vous restez là, à ne savoir que faire, et attendez d’être enfin prise au sérieux, pensez vous, en oubliant que l’amour n’est pas la souffrance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Je sens votre main qui se serre, se révolte et recherche la plume pour écrire, à vous à qui l’on a dit que vous vous noyiez dans les livres et que vous les rabâchiez. Vous voudriez que j’excuse ses mots contre vous, mais si je dois vous révéler l’exacte appellation de ce genre d’individus, je dirais qu’il s’agit d’un mécréant, qui vous connaît si mal qu’il en vient à nier ce qui vous tient le plus à cœur. Où est l’amour la dedans&amp;nbsp;? Où est ce respect pour la femme de Lettres que vous êtes&amp;nbsp;? Etes vous celle qui accepte tout, parangon de tous les sacrifices, et lui idiome de tous les&amp;nbsp;débilitants de ce monde&amp;nbsp;? Même un ignorant ne vous aurait pas dit ça et votre amour pourrait encore se justifier. Mais, à aucun moment, quelque homme qui vous aime ne vous aurait reproché la noyade dans l'instruction, le désir de comprendre, alors que lui coule dans une situation peu enviable, que vous ne lui reprochez même pas!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Accepter tout et faire de l’amour son Maître, c’est devenir son chien. Erigez un homme qui boîte en Dieu, et vous deviendrez sa béquille, et quand il vous aura usée, vous ne serez plus qu’un bâton et vous vous briserez sur la rocaille d’un amour sec, dur et froid. Cet amour est une injure faite à vos charmes, à votre capacité à donner et à régner sur votre propre cœur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Dire qu’il ne vous mérite pas est un euphémisme. Vous avez tout donné, y compris vos jours de labeur. Vous partez et dites à celui qui disait vous aimer qu’il n’est plus temps pour lui, que ses instants sont passés et révolus, et qu’une fille de ferme, à la componction grossière, suffira à combler ses attentes. L’amour physique ne résout pas tout, mais est ici un leurre qu’il sait très bien agiter en votre présence. La sensualité que vous connaîtrez dans les bras d’un homme honnête et droit est ce que vous recherchez. Vous êtes ma sœur, mon autre, et je vous vois jour après jour, périr sous les promesses d’un homme qui ne les tiendra pas, mais qui comme l’on dit, en langue vulgaire, joue la montre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;A ces mots la femme, hoche la tête, se tourne vers l’homme… il l’embrasse sur la bouche longuement. Elle en semble soulagée et pose sa tête sur son épaule. Elle ânnone:&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;F&amp;nbsp;: -Je sais que vous dites vrai. Que ne m’aime t il comme vous, que ne mérité-je pas l’amour dans toute sa passion et sa vertu? Je suis déjà loin. Pourtant, je ne sais plus ce qu’est le vrai, ni le faux, ni ce que peut être un honnête amour, ni même… ni même ce qu’il m’est permis d’espérer. Je n’ai plus d’espoir. Je voudrais qu’on m’en donne un peu, que l’on m’offre cette chance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;H&amp;nbsp;: -Vous êtes l’espoir. Vous n’avez pas besoin d’en quémander, ni même d’en donner à qui ne le mérite sûrement pas. Aimez vous comme je vous aime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;A ces mots, ils se lèvent et partent. Anne se retourne. Regarde quelque chose qui n’est pas visible, jauge la situation, et murmure,&amp;nbsp;quoique fermement,&amp;nbsp; un &quot;adieu&quot;. Elle reprend la main de son frère et s’en va.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;ASFKT&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Garamond&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>&quot;Collée à la vitre&quot;</title>
<link>http://diamondogs.blogspirit.com/archive/2006/09/11/autrement.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com (diamondogs alias karenine tom (nom d&amp;#039;auteur))</author>
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<pubDate>Mon, 11 Sep 2006 23:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&quot;Pour sortir de cela, il faudrait trouver un remède aux enfers.&amp;nbsp;S'il y avait&amp;nbsp;un chemin qui permette de sortir du labyrinthe de la nuit des défunts, il&amp;nbsp;existerait un manuel qu'il n'y aurait qu'à lire comme un plan de route pour échapper à la maladie: on dirait, simplement: &quot;ah... la sortie est là... au dela donc de cette limite, il n'y a plus de douleur. C'est flêché, il n'y a qu'à se conformer aux panneaux indcateurs&quot;. De même que jusqu'alors personne n'a pu revenir d'entre les décédés,&amp;nbsp;faute de carte routière&amp;nbsp;valide, de même on ne peut sortir d'un trouble profond, faute de se tenir sur ses deux pieds quand l'on est accablé par&amp;nbsp;une&amp;nbsp;douleur qui creuse une tombe.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En crise, on est sous les bombes et ça ne s'arrête jamais. Manger, ne pas manger,&amp;nbsp;moi,&amp;nbsp;je ne sais pas faire. Je ne sais plus pourquoi il y a des restaurants, je ne saisis pas le sourire des gens quand ils sont à table&amp;nbsp;et qu'ils font trois choses à la fois, voire&amp;nbsp;quatre au moins:&amp;nbsp;ils&amp;nbsp;se sourient, ils se parlent, ils&amp;nbsp;font des gestes, tiennent des instruments qu'ils portent à leur bouche&amp;nbsp;et qui disparaissent entre leurs levres.&amp;nbsp;Et leur figure s'agite comme un chewing gum.&amp;nbsp;Et apres, leur&amp;nbsp;cou fait un renflement comme chez les pelicans: ils ont une poche pour un instant qui se souleve et ensuite&amp;nbsp;ça disparaît, le temps que l'aliment soit englouti.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ca ne s'arrete pas là. Ils recommencent. Ca devient une manie: ils se sourient, ils se parlent, ils mangent. Et ainsi de suite.&amp;nbsp;Ca fait dix minutes que j'ai collé mon visage à la fenêtre du restaurant.&amp;nbsp;D'un coup, ils me voient.&amp;nbsp;Je les&amp;nbsp;regarde. Ils&amp;nbsp;sont gênés. Ils font signe de rien.&amp;nbsp;Ils ne sont plus synchrones. L'homme parle toujours, mais me regarde&amp;nbsp;à demi. Sa bouche se tord, il a de la sauce sur la joue gauche car il veut voir si je suis touours là en train de le regarder. La femme&amp;nbsp;ne mange plus. Elle ne rit plus. Elle me fixe d'un oeil&amp;nbsp;inexpressif.&amp;nbsp;Bientôt, ils ne mangent plus.&amp;nbsp;Je les ai interrompus. Parce que je les regarde. Alors ça les gêne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On ne fait plus que se regarder tous les trois. Le serveur arrive. Ils lui disent quelque chose. Le serveur me regarde. Il est dejà dehors. Il me demande si je peux quitter la vitrine du restaurant. je dis pourquoi sans le regarder. Ca gêne les gens qui mangent. On n'est pas au zoo. Je dis mais alors pourquoi est ce que vous avez un restaurant avec des vitres transparentes.&amp;nbsp;Si on n'a pas le droit de regarder les gens manger. On n'a qu'à appeler ça non pas un restaurant mais un blokaus. Les gens viendront manger mais dans le noir, parce que tout sera barricadé. Je peux apporter les planches s'il veut. Ou alors du papier journal en attendant de trouver du bois à la carrière. Non il faut partir mademoiselle. Arretez. Vous naimeriez pas qu'on vous regarde comme ça quand vous mangez. Vous faites peur aux gens. Il faut partir. Vous n'aimeriez pas hein? ... qu'on vous regarde alors que vous mangez tranquillement et que vous savourez un petit plat?...n'est ce pas?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aimerais bien monsieur. C'est tout ce que je voudrais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est ce que vous dites? le serveur se gratte le nez, avec un sourire en coin, il est gêné et son pantalon lui sert là où ça devrait pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je fais quelques pas. Je le regarde. Je me colle devant lui comme s'il n'avait pas plus d'importance que la vitre qui faisait partie de mon front bombé tout à l'heure. Il sent mauvais les frites d'hier et la pizza réchauffée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne soutient pas mon regard. Alors il dit: de quoi? dans un rire qui sent le gars qui croit qu'il a une ouverture. Alors que l'ouverture est dans son cerveau malingre et que ça n'arrête pas de fuir depuis qu'il est né.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je détache alors un commando. Et je déclare:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je sais pas ce que c'est, je sais plus ce que ca veut dire, je sais plus comment on fait, je sais pas ce que c'est &quot;avoir du plaisir en mangeant un bon petit plat&quot;, je sais pas ce que c'est la différence entre une patisserie raffinée et un quatre quarts de chez lidideule, j'ai perdu le goût, je ne sens plus rien sauf votre haleine qui empeste le beurre rance...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il se tait. je me tais. il est rouge. il est embarrassé. je le regarde. je me recule. son regard tourne comme une boussole qui s'affole. Comme s'il cherchait de l'aide. Quelqu'un...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je recule encore. je dis tout doucement, parce&amp;nbsp;il y a des larmes à l'intérieur de mon ventre:&amp;nbsp;vous comprenez?...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je m'en vais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;il reste là. il baisse la tête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je reste sans rien dans l'estomac sauf des rêves.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je voudrais retrouver la fille qui me ressemblait avant.&amp;nbsp;Je voudrais être guérie comme avec la baguette de la fée morgane. je voudrais etre toujours dans les bras de celui que j'aime parce qu'il n'y a que là que je retrouve ma respiration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me noie un peu et je n'ai pas de gilet jaune qui fait flotter le corps à la surface.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ose plus dire parce que le trouble du plaisir à manger a envahi mon corps tout entier. Mes pensées sont comme des enfants perdus, qui courent en tous sens, sans trouver de répit, pas une récréation pour me reposer, pas une chaise seule pour m'asseoir et m'assoupir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les larmes se figent. Le coeur continue de jouer son instrument favori pour donner le change à la vie. Tant qu'il est là il me dit tu ne peux pas partir&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;asfkt&lt;/p&gt;
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