16.06.2009
"Blonde en vie"
« Je n’ai pas cette vie-ci en odeur de sainteté
Je n’ai pas appris à l’aimer comme elle le voulait
Soumise, docile, perturbée par ces courants au contraire
De ma volonté, de mon amour, de mes joies
Se sont transformées en solutions amères
Je ne suis pas montée au ciel en quatrième vitesse
La crainte de m’y ennuyer ferme m’a retenue parmi les morts
Des bétons armés, et autres grisailles des villes où j’habite en traîtresse
De mes passions, de ma nature première hostile aux habitudes
De l’amour contraint qui accumule tous ses torts
Sans rendre les cœurs amoureux libres et fous
Je me voulais des bruyères attachées autour des chevilles
Des cheveux emmêlés jamais coiffés sur les têtes de premiers de la classe
Je me vis enchaînée rompue aux vertiges insensés des corps qui s’enlacent
Fuyant les âmes assoiffées de cette vie qui anime les yeux des amoureuses
Grandes et folles, perdues et damnées, celles des siècles derniers
Qui marchèrent dans les pas de ces inconnus qu’elles croyaient connaître
Et perdirent jusqu’à la prunelle de ce cœur qu’elle tenait en bandoulière
Je me vis vivante, parmi les cruautés ordinaires
Je me vis, disparue, pour mieux épouser l’obscurité
Des lettres, des mots, des penseurs, des mal-aimées
Qui aiment pour toujours des nigauds innocents
Alliant leur soleil aux vents désertiques
De ces unions composites
Où l’or épouse la grève… »
ASFKT
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Commentaires
"je me vis enchainee rompue aux vertiges insenses des corps qui s'enlacent"
il y a quelque chose aui m'attire, qui me parle ds ce vers, mais je ne suis pas sur d'en bien comprendre le sens, je veux dire la portee.
quelque chose de tragique en plein coeur de l'acte.
tu ne te contentes pas d'ecrire en repetant le style, tu reinventes en permanence un nouveau langage.
bravo
Ecrit par : yoshitsune | 18.06.2009
Jay
Merci beaucoup pour ton commentaire, et pour me lire en premier lieu.
Je suis absolument fière de susciter cela chez une âme aussi bien faite que la tienne, et je susi très touchée à toi.
Oui tu as saisi la portée tragique, dont j'ai peur svt qu'elle ne trouve l'issue propre à ce genre de pièce.
j'aurais besoin de t'en parler
comment vas tu?
bisous
as
Ecrit par : Anne Sophie | 18.06.2009
Chère Anne Sophie,
Superbe "blonde en/vie" que voilà. Vous lire, et vous relire, rester un instant avec vos mots dans cette obscurité débouchant sur ce final somptueux dont la musique m'a emporté :
(...) Alliant leur soleil aux vents désertiques
De ces unions composites
Où l'or épouse la grève..."
C'est...Beau.
Le plus difficile, sans doute, est d'être en vie dans cette vie.
Salutations à vous.
Ecrit par : David Charles | 04.07.2009
David
Merci beaucoup pour vos mots à vous, qui me font me souvenir que je ne suis pas née pour me terrer dans mes douleurs, ni celles des autres... et que je dois écrire... encore...
Merci à vous
je adresse un signe de la main, un geste qui dirait "honorée d'être parmi les votres"...
anne sophie
Ecrit par : anne sophie | 04.07.2009
Anne Sophie,
Tout l'honneur est partagé. Je me suis permis de vous mettre en lien sur mon blog. Dites-moi si cela ne vous dérange pas, je crois que vous avez mon adresse électronique. Devoir écrire ? Est-ce vraiment ainsi ?
Salutations
David
Ecrit par : David Charles | 04.07.2009
"Non, du tout" la réponse à vos deux interrogations.
je suis flattée d'être en lien sur et avec votre blog. D'autres part, le "devoir d'écriture" s'entend en deux sens: non on ne doit pas écrire, on écrit parce que l'on ne peut pas faire autrement. C'est ainsi. Sinon, l'on décède plus tôt que prévu, comme si l'on npoous empêchait d'exister.
Mais le devoir d'écriture comprend aussi les gammes à faire chaque jour, comme son clavier bien tempéré (celui de Bach) et parfois, les mots sont en moi, et massèrent, je ne les sors pas de mon ventre et je souffre.
Alors qu'en faisant son artisanat quotidien, son tricot et ses mailles d'écriture, cela irait beaucoup mieux.
Aclt
aneso
Ecrit par : anne sophie | 05.07.2009
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