12.09.2008
"Des babouches pour toi mon amour?"
"Un soir. On reçoit un appel. De l'homme qu'on aime. Fort. Voyez. Pas l'amourette de passage. Pas la petite aventure, sauf si on considère qu'une histoire de 36 mois porte à croire qu'il ne s'agit là que d'une aventure d'un soir qui se serait étalée, comme de la confiture à la fraise sur une tartine de mie sans pain, oui, de mie uniquement, onctueuse. Non cette histoire entre mon amour et moi même, ici présente et écrivant, est une histoire de tous mes soirs, toutes mes nuits, tous mes matins ensommeillés, depuis trois ans. Ponctuée certes d'orages en interne, de crises, et de deux grosses ruptures. Mais j'aime. Je suis une femme qui aime. Pas les disputes. Pas les séparations. Je déteste. Je suis une femme qui aime. Un homme. Et qui l'aime assez pour tout comprendre ou tout au moins essayer. Je n'aime pas facilement comme on tombe sur une robe du soir qu'on voudrait s'acheter mais dont on n'a pas les moyens. Je n'adore pas comme ça! J'aime, vous dis je. Ca prend du temps, mais je suis très amoureuse de mon ami.
Autant dire que j'aime cet homme là et pas un autre. Parce que c'est lui. Parce que c'est moi. Parce que ça ne peut pas être autrement.
Et pourtant, il arrive un soir comme ce soir, où je rentre des courses, où j'ai mal aux chaussures et où un coup de fil retentit. C'est mon ami qui m'appelle depuis la bas, vous savez, le lointain. C'est le sud, ca pourrait être l'est, le nord, à tout le moins que ce soit à trois mille kilomètres de moi. Ca peut être n'importe lequel de ces points cardinaux, moi, tout ce que je sais est ce que mon coeur me murmure: c'est loin. Et c'est tout.
Ce faisant, ça ne fait rien, car une confiance mutuelle règne. Mais ce soir le téléphone sonne. Et c'est mon amour. Et je lui dis: oui mon ange. Je ne mettrais pas ici de guillemets, car de même que les mots s'enchaînent comme une suite de vocables destinés à s'aimer, de même notre amour coule de source et ourle chacun de mes mots ci dessus. Oui mon ange. C'est toi.
Et alors? et alors l'amour en question est au milieu du désert, oui j'entends les cahots du 4/4. Oui oui j'entends bien. Mais est il bien normal qu'à un tu me manques... de ma part, j'entende ceci, lisez bien, de la part de mon amour, en guise de réponse:
-tu veux des babouches?
...
Non, je demande. Je ne sais pas. Bon. C'est vrai, il fait chaud, les gens doublent à droite et à gauche, tout marche au back chiche, même ma soeur serait incapable de conduire la bas, comment dois je le prendre je ne sais pas, mais en tout cas, moi je me connais, je le prends mal, et aussi est ce que j'aime les tuniques du pays?
ah.
Je ne sais pas.
Et d'un coup monte une colère qui fait eruption au coeur de ma soirée comme l'Etna un jour de pluie.
Mais pourquoi me dit il ça? mais quel rapport cela a t il à voir avec le fait que je lui dise qu'il me manque? mais qu'est ce donc qu'il me dit? mais qu'est ce que la capacité de ma soeur à conduire la bas a à voir avec nous?
et on finit par s'entendre dire dans sa tête, à l'homme qu'on aime pourtant et qu'on continue d'aimer mais qui nous a plombé la soirée: "ET TA SOEUR!!!!!"
mais on ne le dit pas, évidemment.
ET on dit oui bisous. oui je t'aime. oui on en oublie les majuscules. oui.
mais on se dit après avoir rabattu le clapet de son téléphone, lui aussi:
comment se fait il parfois que l'homme qu'on aime fasse preuve d'un manque de tact aussi évident?
comment se fait il que les 3000 kms le rendent à sa condition la plus primaire qui soit?
comment se fait il que d'un coup, on ait envie de lui renverser une casserole de flotte sur sa jolie tête?
et comment se fait il que l'on ait envie de se coucher et qu'on est triste comme ça?
au moins, on est sure de l'aimer, cet homme là.
Mais on aurait peut être dû l'interrompre, faucher à coups de serpe ses paroles et lui dire: ho! Gaston: qu'est ce que tu me fais là? avec tes babouches?
oui peut être que cela aurait il évité à l'auteur d'être triste".
ASFKT
21:34 Publié dans Aimer | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
hello,
ne sois pas triste,
c'était sans doute un lapsus... Ilne pensaitpas babouche....Mais peutêtre bien, E T maison...
:)
Ecrit par : arf | 12.09.2008
arf?
qui est ce?
Et maison... :-)))
Et telephone maison
oui peut etre arf, as tu raison. Oui...
Ecrit par : Anna K. | 12.09.2008
"arf" c pas moi...
et, suis d'accord, il ne pensait peut-être pas à mal... juste à toi, puisqu'il voulait te ramener un cadeau... :o)
Ecrit par : sylvie | 19.09.2008
nan je ne pensé pas mal, je pensé juste a toi...
Ecrit par : karim | 24.05.2009
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