22.04.2012
"A part" (part I)
I
Sa race, sa mère, et sa belle sœur
Quand on est un présidentiable, ou quand l’on a dépassé ce stade et que l’on est haut placé parmi les sphères politiciennes, et que l’on ne fréquente que les bienséants qui ne s’aviseraient pas de combiner honteusement en plein jour, il faut à tout prix se faire entendre et comprendre de tous. Mais tous, ici, et à ce niveau de haute fonction, ne signifie pas (malgré les discours populistes du « travaillez jusqu’ à la mort, braves gens, et vous l’emporterez au paradis tandis que moi je me mettrai l’argent durement amassé par vous, pauvres crétins, dans les caisses de l’Etat, autrement dit, dans mes propres poches ! ») le peuple en son entièreté.
Les pauvres, ou les gens de peu, sont finalement considérés comme une manne à drainer : ils comprendront juste ce qu’ils veulent entendre, à savoir la fin de la phrase originale, non ici reproduite, à savoir : « gagner plus ».
Le slogan qui rime, l’apologie de la vie par et pour le travail, l’argent presque facile, mais pas aussi facile que pour le gouvernant, n’exagérons rien… et le tour électoral est joué. Ainsi pense le gouvernant, assis sur ses deux oreilles qu'il a souvent, au regard des portraits, très grandes, et c'est pour ça, peut être, qu'il n'écoute rien. Peu importe son appartenance politique. "Le pouvoir corrompt", et il suffit pour s'en convaincre, de lire Le philosophe roi... Autrement dit, il faut être sacrément apte au sacrifice, au don de soi, pour accéder au pouvoir et ne pas tomber raide dingue de ce que celui ci peut apporter en termes non élucidés, non autorisés, inavouables... Aussi, l'auteure tire son chapeau au peu de gouvernants qui restent l'âme pure, et le corps non repu de toutes ces sortes de friandises et autres voyousetés qu'ils rejettent avec force...
Cependant, les vices de procédure de la langue n'échappent pas à tout le monde… car les gens de peu comprennent très bien et peut être bien avant les autres, ce qu’il fallait comprendre, à savoir que c’est encore eux qui allaient trinquer, sans aucun diplôme ou avec, pour non pas, mieux vivre, mais faire tous les boulots demandant peu de qualifications et même parfois, pas de sécurité sociale, et même parfois, pas de déclaration du tout… vice d’un système où les gens sont aux abois, où il faut travailler plus, à n’importe quel prix, pour ne pas mourir, pour ne pas être jeté à la rue, pour ne pas être en négatif dès la première quinzaine du mois, ce qui est loin d’équivaloir à : « gagner plus »…
Je dis que cette devise sonne mal pour nous autres, mais se transforme en espèces sonnantes et trébuchantes dans l’escarcelle de ceux qui ont de l’argent à un degré obscène parce qu’exorbitant.
Il se trouve aussi qu’ayant entendu ce qui était murmuré entre les phrases, la France communément appelée celle du bas, en vient à vociférer et à s’exprimer dans un langage certes fleuri, mais qui a l’avantage de ne pas être de bois, et de ne pas laisser les gens qui entendent du nom du même matériau… Imaginons un dialogue à bâtons rompus entre un représentant du pouvoir, et un ou deux jeunes gens habitant les quartiers dits de cité :
- Eh bien. Jeunes gens. A votre demande, je suis venu vous voir. Voilà. J’aurais aimé rester plus longtemps. Mais sachez que je vous aime. Je dois partir pour New York.
- Grave! Tu vas rester là, mon frère. Tu nous a pris pour des blédards ou quoi ? (A part) ouaich, frère, j’te jure, j’ai envie de lui niquer sa race à c’connard.
- Plaît il ? Ah ah ah ! (A part, s’adressant à son conseiller en communication). Ces jeunes cons commencent à me les casser, appelle moi Bruno de la sécurité. Je voudrais pas m’énerver. Magne toi connard. (S’adressant aux jeunes). Je comprends que vous ayiez envie que je reste parmi vous… Ce n’est pas très commun ni… euh… très fréquent d’avoir un représentant de l’Autorité avec vous, hein ? Ca vous rend nerveux, je pense…
- -Ouaich !!! Là uiç.. Mais qu’est- c'tu racontes, mec ? Tu t’es pris pour Obama ou quoi ? T’as cru que tu faisais ta loi sur la Terre ou quoi ? On s’en bat les couilles nous, de ta life aux States ! T’as voulu venir, tu restes mec ! On n'est pas tes potes, nous. Arrête de faire ton gamin avec nous. La putain d’autorité ici, au Val Mort, c’est nous, t’as vu ?!
- Je vois oui… Mais je suis venu au Val Mort pour redonner un peu de… pour redorer le blason de cette cité où vous souffrez… et je vous comprends : la racaille vous menace, vous assomme, vous harcèle et je…
- Ferme ta gueule. La racaille, c’est moi, c’est lui, c’est nous. C’est nous qu’tu parles là ! Continue pas la dessus, frère, parce que tu vas te faire marav’ ta mère.
- Comment ça ? Euh… Je crois qu’on s’est mal compris, vos frères et moi… ( A part, toujours à son conseiller qui s’est mis en retrait, prêt à fuir par la porte de secours). C’est quoi ces jeunes de merde que tu m’as trouvé là ? tu m’avais dit que c’était pareil que les jeunes cons des rives de Saint Germain en Avray. Où est Bruno, bordel de merde !!! Quoi ?? Que… hein ?? Il parle dehors free fight avec l’éducateur qui file de la beuh aux flics du coin ? Mais qu’est ce que c’est que cette bande de lopettes de merde ?
- Bon, l'daron là… tu parles à qui ? C’est nous que t’es venu voir. T’as pas dit un seul truc qui sente pas la merde. Alors nous, t’as vu, on est là, on est v'nus, Momo il avait des trucs à faire, il devait défoncer sa gueule à un mec qu'a dépouillé sa reum, tu vois, et Momo, il est quand même vn'u tu vois... Respect. Nous on est bien, tranquilles, posés, bien ... tout... Alors, nous, on attend tes propositions d’ordre euh… (Il sort un papier qui dépasse de son caleçon qui dépasse de son jean…) « conjoncturel pour pallier les difficultés d’une tranche de la population, les 16-25 ans, dans une double impasse, victimes de la haine raciste, et de l’exclusion des milieux socio professionnels où ils doivent dès maintenant trouver leur place, comme l’exige notre libre démocratie. » Okay man… Alors en gros, t’as du taff pour nous c’est ça ?
- …
K.Tom
20:18 Publié dans Farce | Commentaires (0)
18.04.2012
"Les êtres liés"
« Deus sive Natura »
Lorsqu’il me manque, et que je me sens perdue, mon corps cesse d’être vivant pour devenir un petit encombrant que je transporte sur les routes quotidiennes. Mais quel est celui qui me manque ? Qui perce un trou dans mon cœur et verse dans mon âme les souvenirs enlacés où lui et moi ne faisions qu’un ?
Est-ce lui ?
Cet être dont le regard me portait à vivre ? à regarder les cieux sans étoiles, mais au plus profond de ses espaces inondés ?
Est-ce celui qui m’emmenait dans d’autres pays en dessinant doucement sur mon visage les frontières d’autres continents ?
Aujourd’hui, sa voix, ses accents inclinés, ses mots préférés, me font défaut. Le soir, après avoir creusé une dépression dans mon épais matelas de laine afin d'y déposer mon corps palpitant, je les prononce doucement et ils se diffusent en ondes vibratoires jusque dans le bas de mon dos qu’il embrassait si tendrement hier.
Mais, à nouveau, qui m’aime ainsi ? Quel est celui dont le regard amplifie le souffle vital, l’inspiration première, l’univers déroulé à mes pieds, sans commencement ?Sans fin ?
Dieu ? La Nature ? l’homme qui m’aime ?
Trois vibrations. Trois éternités. Trois cycles. Le temps n’y passe plus comme l’ennui. Il y a juste nous, ceux que j’aime, et le Présent».
K Tom
09:59 Publié dans Aimer | Commentaires (0)
Enfant
"Comme si, étendu, l'ennui envahissait mon corps. Comme si, au dedans, mon âme avait séché tous ses rais de lumière. Comme si c'était une existence remise au coeur des décisions à prendre. Comme si la solitude exclusive des amours qui atrophient le muscle cardiaque, font de tous les coeurs ton coeur qui ne bat plus jamais fort. Là, en sourdine, comme un petit coeur d'enfant, là, comme le métronome qui marque encore la pulsation. Comme si je n'étais plus en vie dans cette nuit qui me terrorise, me serre les tempes, et recroqueville mes attaches d'antan au fond de souvenirs que je veux oublier.
La nuit vient vite, recouvre ma vie d'un épais linceul qui semble m'étouffer, dont je ne peux à minuit repousser l'épaisse étoffe. Les mots autrefois engloutis, dégringolant dans l'estomac, digérés avant que d'avoir dégourdi ma main, éclatent en silence.
Juste un mémo. Juste quelques lignes. Juste en vie."
k tom
09:05 Publié dans Sommeil | Commentaires (0)
06.01.2012
Jean Claude Mas, un Diogène contemporain?
"JCM est devenu un homme très médiatique. Ses prothèses PIP, tandis qu'elles précipitaient ses patientes héliumisées au sein d'infernaux tourments, pressées qu'elles étaient par la Santé de s'allonger afin de se faire ôter fissa les ballons défectueux de leur poitrail, ont en même temps permis de faire de leur pourvoyeur un philosophe qui s'ignore.
Mais sans la philosophie. C'est là que le bât blesse. On taxe le bonhomme édenté, sinon aux quelques chicots noircis par le Costa Rica, de cynique. En effet, l'odieux charcutier ternit la profession, jusqu'au bout des ongles découpant la prothèse, en clamant que c'est bien fait, que de toute façon, il a utilisé du "gel non homologué sciemment", et que toutes ces femmes ne portent plainte "que pour le fric".
Voilà les propos du bonhomme sale, repoussant et cruel. A lui seul, il pourrait donc tourner dans un remake plus vrai que nature du film pour enfants "Moi, moche et méchant", ou encore, pour les plus vieux d'entre nous, "Affreux, sales et méchants", tout en ne mentionnant jamais les beaux noms d'Ettore Scola et Nino Manfredi.
On se dit, pour ne pas sombrer dans le lynchage rapide et sans traces (des pierres, des prothèses pip dont l'on gaverait ledit Mas, comme une bête oie, une corde...), que MAS est honoré par la presse puisque celle ci le qualifie de "cynique". De quoi redorer le blason de l'odieux Père la Prothèse puisque le cynisme est, à l'origine, une philosophie, portée à son summum par Diogène qui se masturbait en pleine rue et jetait des cailloux aux gens, depuis son tonneau.
On pourrait même, ahuris par les média, naivement pousser l'analyse jusqu'à l'absence de profit voulue par JCM puisque celui-ci crie qu'il n'a pas fait ça pour rentabiliser son entreprise, mais simplement donc pour le plaisir d'utiliser du gel non homologué aux yeux d'une justice décidément aveuglée depuis 2008, époque de ses premiers crimes, pour lesquels on ne lui fit pas grand chose. Une femme portait plainte? Elle était malade? La justice n'interdisait pas pour autant à l'ancien charcutier de continuer son négoce, avec des chirurgiens qui eux aussi savaient, mais bon... c'est le commerce de la chirurge esthétique devaient ils se dire...
JCM serait donc un Diogène contemporain? Un homme philosophe, reflet de la société hyper consumériste de notre temps? Un petit gars qui est allé trop loin pour ce que beaucoup de vils et misérables types font tout bas, et à plus petite échelle... à savoir viole les lois, tue des gens, et son seul défaut est d'être pris?
Espérons que non, et gageons que ce cynisme qui ne concerne pas que lui, est juste une appellation mal appropriée. Au lieu de cynisme, il faut donc comprendre, à chaque fois qu'on entend parler de JCM à la TV: perversité meurtrière.
ASFKT
17:04 Publié dans billets d'humeur | Commentaires (0)
14.04.2011
"Feux"
A K.Hamsun
Fuyez
Prenez cette main
Je vous aimerai
Encore
Seule
Emportez ma douleur
Sachez
Ce rituel que perpétuent les délaissés
Leur coeur exposé aux regards
Du désamour
Tentant de ranimer un feu éteint
A quelques pas de votre porte
Dans ce corridor pâle
J'attendrai
Dépourvu de cette beauté animale
Qui vous ravissait
Avant que vous ne m'ôtiez tout éclat
Avant que vous ne me refusiez tout désir
Nous serons discordants
Je n'aurai que mes larmes
Nous serons dos à dos
Je n'aurai que ces mots invalides
Et ma contenance d'homme blessé
Mes habits de circonstance
Afin d'assister à la veillée funèbre
De nos amours achevées
Abdiquant
Toute dignité
Pour Vous"
K.TOM
12:49 Publié dans Poèmes | Commentaires (0)
10.03.2011
Réouverture du salon de lecture
La réouverture de ce blog correspond à une demande de la part de certains lecteurs, mais aussi à un souhait de la part de l'auteure. Les écrits ne peuvent rester trop longtemps dans un placard, même dénué de poussières, sans risquer la peine de mort ultime pour un roman, une nouvelle, un poème, un billet d'humeur... tout ce qui est composé de mots dépérit s'il tombe dans l'oubli.
Faire vivre ce portail d'écriture est donc renouvellement, continuation et première partie d'un plan de travail et d'artisanat que j'espère long, fructueux et serein.
Karénine Tom (anne sophie fuertès)
16:03 | Commentaires (0)
27.07.2010
"Basses en réaction"
"Rompre le flux incessant des règles qui balisent
Chaque instant de la vie
Cette vie
Cette existence qui elle
N'attend pas pour s'écouler.
Et moi qui pensait que demain serait un jour nouveau
Un nouveau né, et qu'enfin je ferais payer au monde ce qu'il m'a imposé:
Cette existence ci.
Je suis
Les bras ballants
La tête prise par les pensées fugaces et coupables de ne rien en faire.
J'écoute ces basses musiciennes arrachant
Le classicisme de l'écriture
Je n'ose pas dire toute cette violence qui avale mon énergie
Pour enfin créer,
Offrir l'envers de son corps
Mettre à nu mon estomac et les vôtres
Pour y chercher ce que la musique y a déposé depuis que je suis ici"
asfkt
19:33 Publié dans Ecrire | Commentaires (1)
15.07.2010
Petit poème amoureux
10:37 Publié dans Poèmes | Commentaires (14)




