06.02.2010
"Si vous lisez ceci"
"Eh bien? oui.
C'est moi, votre professeur. De français. De communication. Enfin... tout cela, quoi. Je suis l'auteure démasquée. Après tout, vous avez raison. Ce blog est en libre accès, et si vous tapez mon nom, il vous renvoie à mon pseudo, enfin sur le net, et voilà, vos yeux se tournent vers mes mots.
Que voulez vous que je vous dise? Bien sûr que j'ai l'impression que "vous avez fouillé dans mes placards", car mes mots écrits sont comme mes vêtements: ils me voilent et me révèlent.
Donc il est interdit de copier mes textes, de se marrer, en tapant l'épaule du copain: "Hey! la prof écrit! attends va voir!". Et il est interdit de dire quoi que ce soit sur MES textes. Ce sont mes enfants. Quand vous en aurez, vous comprendrez. Voilà. Stop.
Quoi? non je n'ai pas d'enfants. Mais mes textes, mes poèmes, mes articles, je sue sang et eau pour les créer, alors voyez, c'est en quelque sorte un travail d'accouchement.
Et c'est tout. Merci. Et ce n'est pas pour vous que j'ai ouvert mon blog à nouveau, mais pour les lecteurs injustement privés de virtuelle lecture. Voilà. Stop."
ASFKT
ps: lire ce texte ci dessus avec beaucoup d'humour.
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30.01.2010
"Double en blanc"
"Je te vois tomber depuis des flots
Tumultueux
Heurter, de bord en bord, le frêt
Amassé
Tantôt de miettes, engorgés
De miel mêlé d'écorces de canelle
Et de lin
Je te vois reprendre le large,
Les vagues et l'horizon
Ecumant
De rancoeur et de blessures recouvertes par
La rage
Au feu, mes yeux se rivent aux tiens
Comme ces marins qui espèrent
Le phare au milieu des ténèbres
Précipitant la mer dans l'encre qu'elle recèle en ses fonds
J'essaie de tenir encore ta main
Si menue dans la mienne
Et ton coeur enflammé
Je tente de l'assagir, caressant
Ses battements affolés en une douce arythmie,
Pour que ta vie ne quitte pas la mienne
Que tu puisses rêver en blanc
Toutes les blessures
Et les coudre d'un fil
Qui effacerait à jamais ces marques
Sur un corps qui n'est plus le tien".
ASFKT
21:27 Publié dans ma maladie: anorexia | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.01.2010
"La force d'une seule suffira"
« Face à une agression, on est seule.
Le traumatisme est là.
C’est indicible, indéfectible, noué dans le corps.
Il y a des choses qui ne peuvent se comprendre que si on les a soi même vécues.
Contre l’obscurité de la violence, une seule chose reste : sa propre force.
Les amis restent ils ?
Et celui qui était plus qu’un ami ? Mais dont on s’est séparé pour son bien et le nôtre ? S’il ne devait en rester qu’un, serait ce celui qui nous a aimé, qui nous a supplié, qui nous a menti, qui s’est menti à lui même, pour qui on a eu, malgré tout, de la compassion, et alors on en espère, en retour, la même attitude ?
Il est possible de mépriser celui qui n’a pas assez de force, de générosité, mais assez de lâcheté, de servilité, et d’intérêt ailleurs, pour ne pas aider, écouter simplement. Quand l’autre frappe de toutes les forces de sa propre névrose mythomane, histoire de se venger de ce que l’on s’est séparé de lui et qu’en plus on n’en conçoit pas de regrets, il est possible, si on aime encore cette personne de se sentir humiliée, blessée, en plus de ce que l’on a subi il y a quelque temps.
Il est même possible de se sentir stupide de l’avoir laissé nous harceler, un plein jour d’anniversaire, le nôtre, avec un chantage au suicide qui nous gâchait ce jour là, et on le croyait perclus de douleurs alors qu’il faisait juste ce qu’il sait faire le mieux, et ce qu’il a toujours fait : escroquer l’autre sur ses réelles intentions.
On peut s’en vouloir de ne pas l’avoir envoyé balader ces jours où il revenait mille fois dans notre jardin, en pitoyable état, et son extérieur reflétait alors son intériorité : la crasse, le mensonge, la pitié. Mais on ne voulait pas voir, ni croire, ni ouvrir les yeux sur ce qui était réellement: l’homme qu’on aimait autrefois n’était pas devenu vil, sale... Il l’avait toujours été.
Cependant, à présent, si l’on s’aime assez soi et qu’on n’en est plus amoureuse, alors on n’en souffre pas.
On ne ressent rien.
La vraie force ne consiste pas à répondre, surenchérir, et à rappeler à l’autre qu’il nous a fait du chantage au suicide, qu’il s’est abîmé dans une attitude harceleuse, que nous, nous l’avons aidé, que quand il était mal, nous étions là et que c’est ça le remerciement et que…
Billevesées ! A quoi ça sert ?
Etre fort, ce n’est pas nécessairement être dominateur, mais c’est se sentir fort, assez pour reconnaître que l’autre par son absence totale d’empathie, ne nous met pas à mort, mais nous rend fort, de par sa faiblesse constatée, et de par son inhumanité crasse.
Ne pas se laisser définir par l’autre, qui est devenu complètement pourri par la faillite personnelle, humaine, c’est aussi un choix. Que ferait-on soi, si la personne autrefois aimée s’était faite agressée, et nous appelait au secours ? Je crois que la grande force de l’empathie, qui n’est pas à confondre avec l’amour amoureux, c’est d’écouter, d’apporter du réconfort, à celui qui souffre, justement parce qu’il souffre, sans rien attendre en retour, juste par bienveillance.
La malveillance, l’aspect vindicatif d’un être peuvent laisser pantois, ou alors être ressentis comme quelque chose de proprement révoltant par celui qui pensait trouver quelque réconfort auprès de quelqu’un qui voulait à toute force revenir dans la vie de l’autre, qui se prétendait le meilleur d’entre tous les hommes ; et avant l’indicible, on en riait intérieurement tant c’était ridicule dans la bouche de quelqu’un qui n’a pas assez de cran, ni d’amour envers lui même pour en faire montre à l’égard d’autrui, ou alors dans un but uniquement intéressé.
Pour autant, l’énergie qui reste encore, et qui dépasse la maladie, la souffrance, alimente l’instinct de survie.
Pour cela, il faut avoir dépassé les rancœurs, châteaux du passé, être assez fort en soi, pour soi, pour avoir cette humanité là qui fait cruellement défaut à l’autre. La vengeance est l’arme des faibles, l’odieuse et pitoyable petite victoire, de celle qui fait se dire, en toute mesquinerie : « j’ai été largué mais là je me venge, je montre que je suis fort, je n’aide pas, je montre que je sais faire mal, moi !».
Ca ne provoque pas de haine, ni de mépris –au-delà bien sûr d’objectives considérations sur la pauvreté intérieure de celui qui se comporte ainsi-.
Cela démontre juste que l’autre n’a rien appris, rien retenu, et qu’il va reproduire le même schéma avec une autre victime consentante, qu’il va sucer jusqu’au sang, dont il dit déjà qu’elle est « pétée de thunes » et qu’il ne l’aime pas, et qu’il ne va pas « cracher dans la soupe ».
Face au mal absolu, il n’y a qu’un pas de côté à faire pour laisser l’attaque passer, filer, se perdre dans l’abîme. Laisser faire la nature qui sait qu’il n’existe parmi les humains que deux espèces : les vrais et les faux ».
La seule chose que l’autre nous avait dit et qui était vraie, c’est que le type voulait changer, allait changer, et que cette phrase est restée telle que l’amour que j’avais autrefois pour lui : une illusion. »
Asfkt
16:48 Publié dans Aimer | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
31.12.2009
"Aux sommets"
A Chris Mac Candless
« Où je pourrai inspirer
L’ultime souffle sans être
Parmi les Humains
Et ne plus m’y consacrer
Que si se tend vers moi une main
Que je puisse enfin l’amener avec moi
Jusques aux cimes
Sans que nous n’ayons besoin de toit
Et que les abîmes ne nous effraient plus
Vers un soleil plus dur, plus brûlant,
Nos genoux arqués sur les branches
Tout en haut
Et au dessous de nous
Chevaux, Ours, lynx, aurochs,
Autour de leurs encolures, accrochés
Nous allions, la peur étouffée sous ses voiles,
Seulement par nous,
Les vagabonds des étoiles
Seulement par nous,
Quittant les terres craquelées de pas en colère
Pardonnés, laissés au passé, tombés aux linceuls
Pour que ne survivent que la beauté, pure, de nos désaccords
Désirés autrefois, paroxysmes amoureux,
Morts aujourd’hui, de n’avoir pu se répandre
Là où ils mouraient d’aller,
Enfouis enfin,
En pleine nature ».
ASFKT
20:40 Publié dans Nature aux mille désirs | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
15.11.2009
"Mourir à 38 ans"
« Une légende qui ne veut pas en devenir une, refuse le flingue, l’arsenic et l’acier trempé au fond des bords de Seine.
Renonce au charme éternel que magnifie l’assassinée dans les mémoires.
Nie la vengeance radicale. Retourne l’acharnement thérapeutique, celui qui avait enclenché le décompte des jours restants, des jours à vivre.
Révoque le verdict, efface la sentence, enterre la potence.
Invalide la culpabilité présumée et l’angélisme casse gueule.
Bannit le mimétisme des troupes du train-train ordinaire...
...Mais dévérouille la vie.
Dérouille L’humidité. Le temps pourri. La claque des matins sans fin et la haine des proclamateurs du bien penser : de ceux qui se contentent de peu qu’ils déclarent comme l’avatar de la sérénité sur terre.
Choisit le rêve et l’existence, contre la médiocrité coercitive, les yeux fermés sur les trahisons conscientes. L’acte de résistance aux peurs confondantes, à celles que l’on nous inculque : à celles que l’on dissipe d’un revers de phrase, si tant est que l’on ne soit plus effrayée à l’idée d’être unique, soi, seule, solide.
L’acceptation d’une destinée, noire, blanche, en reprises coda, jusqu’à effacement complet de la bande enregistrée : mari, enfant, maison, peinture blanche aux barrières. Des bornes autrefois.
Des limites barrant les matins de barbelés sanglants.
Un camp concentré sans espoir de transformation la nuit d’avant.
Des frontières perméables désormais, lointaines bientôt, oubliées demain.
La vie hors de l’ordinaire, le chemin escarpé sans progéniture, autre que soi, les tablettes, les scripts, la cire, la mine, l’encre de chine, l’animalité ancienne aux origines de l’art.
Ce pour quoi l’on est faite, ce que l’on a jusqu’alors refoulé, ce que l’on a enfin embrassé aimé et accepté. »
ASFKT
08:09 Publié dans Mythomania | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
09.10.2009
"Où?"
"Où est cette fille qui peuple les rêves?
Où est cette fille qui souriait et son regard me disait que tout allait bien ?
Où est cette fille dont les cheveux encadraient le visage
Comme les franges celles des Indiennes ?
Où ?
Où est ce corps admirable qui rappelaient les déliés et les quelques ronds de jambes de l’enfance
Toute en minuscules volutes ?
Où est cette fille qui voulait vivre
Pour l’art ?
Où est cette artiste qui voulait construire des châteaux de sable
Plus fins que les cheveux des anges ?
Où est le terme de ces anciens temps de souffrance ?
Que sont les deux dames devenues ?
Quel combat fait rage sur ses terres ?
Qui peut la sauver de ces quatre forteresses où pas un seul astre ne brille ?
Qui peut arrêter la destruction ?
Qui peut faire renaître celle qu’elle n’est plus ?
Quand ?"
asfkt
20:17 Publié dans sante | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.08.2009
"Colombus Day"
"La vie d'ici ne ressemble pas à celle de l'au-delà
Où l'on navigue la nuit
Arc' bouté sur deux rêves aux courroies jumelles
Ici ou maintenant n'ont tous deux jamais fait l'objet d'une invention
Comme si l'on devait croire les billevesées psychiatriques
A construire son destin,
A le façonner,
A aller contre vent
En fonction des marées
Cette existence présente
Une faculté à se dérouler selon un cours
Qui dévoile
Nos efforts impuissants
Froids, ternes et vains
Jettent sur nous l'opprobre au triste constat:
La vie était déjà écrite dans un livre de cinquante pages
Pas une de plus, pas une de moins,
Il a fallu que l'on se glisse
A l'intérieur
En hurlant à la manière des révoltés
Que, jeunes enfants, nous étions encore
Et elle nous allait comme un gant taille 4, cette vie...
Seulement, notre juvénile félicité nous cousit les yeux
Le coeur et les mains ensemble
Nous nous enfoncions dans ces chimères révolues
Comme ces châteaux de sable défaits par le ressac de l'océan...
Seulement, nous étions là, trempés au beau milieu des embruns
Qui jamais ne nous permit de regagner les rivages...
Ceux-là même que Christophe Colomb pensait avoir découverts comme stigmates d'un nouveau continent
Qui existait bien avant cette main avide
Frôlant cette terre encore inconnue
Bien après sa disparition
Bien après que tout ne soit redevenu
Eternel silence"
asfkt
22:47 Publié dans Ecrire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01.08.2009
"Le docte roman de la "dick"* generation?"
En achetant le livre de Mademoiselle C.C**, on se dit tout en sortant, fébrile, les treize euros de son porte monnaie :
« Ce récit fulgurant va me retourner. Je vais en fermer les yeux pour ne pas lire son malheur, à elle, dans les pages qui vont suivre. C’est sûr, vu le titre, elle a dû morfler, elle a dû passer par des drogues frelatées qu’on n'imagine même pas… et les Ramones et le détergent de la cuvette injecté dans les veines, et Christiane F et ses pauvres petits 13 ans, droguée, prostituée, tout ça… c’est de la littérature pour des Madames Bovary, des survivantes qui s’ennuyaient, qui se pâmaient devant la déliquescence, la décadence des jeunes de son temps, du classique quoi… »
En remontant l’avenue qui menait à mon domicile, je continuais à me persuader à coups de « Mais … » Et cela donnait, à peu de choses près, ceci :
« Mais là, attention. Même Valérie Valère risque, au vu du regard neutre de Mademoiselle Claire sur la couverture, d’aller se rhabiller dans son 32 d’antan. Je crois même que l’écriture et la narration de ladite succube vont me décoiffer grave au point que Bret Easton Ellis et le roman à l’écriture la plus violente que tous les films d’horreur que j’ai vus, à savoir le chef d’œuvre American Psycho, vont passer à la trappe…. Bref tous ces grands auteurs, Dee Dee Ramones compris, vont se coucher à plate couture devant le roman de la nouvelle égérie de cette génération qu’on ne comprend plus, je répète, « la génération trash », pour faire plaisir à l’auteure qui elle, la nomme ainsi, et l’éditeur inquiet peut être de que ce mot ne soit pas bien compris, a ajouté un bandeau rouge vendeur, comme une manière de référence à Francis S. Fiztgerald et sa Génération Perdue : « Génération Addict ». Sauf qu’entre F.S. Fitzgerald et Mademoiselle Chaal, il y a autant de ressemblance qu’entre une panthère et un petit pois perdu dans une boîte de carottes… »
Les conserves ne pouvant pas tout résumer, il faut poursuivre l’analyse plus loin, car on ne voudrait pas que le lecteur pense que ce roman soit de celui dont on ne dit rien…
Alors… Outre le fait que c’est écrit en police de caractère 25 et qu’il y a peu de pages, le seul avantage que représente ce témoignage d’une fille riche, qui expérimente un peu tout, mais qui en fait surtout des tonnes, est qu’on peut le lire en une demi heure. Aux toilettes par exemple, ou à la place de tricoter du point mousse. Ou entre deux épisodes de « The love and the Restless ».
Mais, si l’on doit résumer le livre à 10% selon les conventions du résumé de texte, on pourrait dire sans trahir les pensées de l’auteure, qui n’ont rien de pascaliennes, qu’il y a autant de substance vénéneuse dans son livre que dans un livre d’Enyd Blyton qui aurait raconté la vieillesse d’un Oui Oui au pays des Poneys et qui se serait suicidé sur le tard. En tombant du poney.
Et encore. Cette hypothèse d’un Oui Oui auto destructeur serait bien plus révoltante que la vie de Mademoiselle C. qui présente ses dernières relations à trois, sa première cigarette à 7 ans trois quarts ou presque, son dévouement en tant que cow-girl, comme quelque chose de tout à fait typique de sa génération à elle…. En plus, elle est peut être préparationnaire à l’X ou à L’ENS.. Elle est en maths sups. Rendez-vous compte. Et en outre, comble de l’auto destruction, elle a failli faire mannequin et elle est belle. Elle l’affirme…
Toutefois, au delà des platitudes du récit, un court paragraphe vient, et c’est là tout le ridicule, contredire le témoignage qui nous tomberait presque des mains s’il n’y avait cette intéressante citation d’Edwige Feuillère en guise d’anti pasti littéraire et qui dit en substance qu’il n’y a pas de différence entre les générations, pas tant que cela, à part que l’ancienne, ou celle d’avant, avait la « décence de tirer les rideaux ». Avec une telle mise en ou bouche, on se surprend à penser que le roman va être au diapason des mots de l'inventive comédienne. Ce n’est pas le cas, et le roman ne vaut que pour ces paroles importées, n’ayant rien à voir avec l’auteure.
Le comble de la niaiserie est atteint lorsque Mademoiselle C. décrète, juste avant l'épilogue que l'on attendait comme l'on attend la fin d'un film de série Z dont le seul avantage est qu'il est projeté dans une salle qui nous fait profiter de la climatisation et que dehors il fait chaud, qu’elle a (re)trouvé la foi, « parce que mec, elle est chrétienne"!. La page 126 devrait être une révélation. Elle fait penser aux Jonas Brothers.
De là à ce que ce roman soit une commande de sa papauté seize-aryenne, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pourtant pas, préférant placer l’aspect pornographique du récit dans cette déclaration prosélyte.
Bref, si, par mégarde, on achète sur un coup de tête ou sous l’emprise d’une overdose de camomille ce livre ci, qu’on se rassure en refermant ce roman qui parle d’enculades et de baise certes, mais avec une telle absence de talent – car pour dire la violence crue, il faut avoir la manière, le talent de la raconter, à condition qu’elle ait laissé un goût âpre qui ait façonné le talent littéraire, ce qui n’est pas le cas de la pauvrette auteure ici – qu’on en baille d’ennui, on peut se rassurer sur le génie des auteurs de la beat génération, mais aussi sur tous les auteurs cités au début, de l’exceptionnelle Valère Valère en passant par Ellis, en n’oubliant pas Bukoswky, et l’on recommandera à la jeune Claire de les lire pendant son été, entre deux stages de chef scoot, en même temps que la correspondance privée de Flaubert qui racontait ses douces orgies avec des dames de grande valeur mais à la vertu très humble… ce que n’est pas Mademoiselle C. »
asfkt
* En anglais, "Dick" signifie "bite" ou "queue".
** Cette critique est purement et délibérément corrosive, absolument subjective, et ne rend pas compte de ce qu'il faudra aimer le livre ou pas de C.Chaal. Il n'existe pas de prêt-à-aimer-ou-à-penser en matière de goût.
10:44 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



